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 Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel

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Gil54
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MessageSujet: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Lun 1 Sep 2014 - 1:00

Naturalisation des papillons :
Modus opérandi et matériel nécessaire.
 


À la demande de Lucile, je vais tenter de partager avec vous, ma longue mais modeste expérience en matière de naturaliser les papillons pour ensuite les  placer en collection dans des cadres adéquats.
Hormis la demande de Lucile, ce qui m'a poussé à réaliser ce tutoriel, ce sont les articles parfois contradictoires que j'ai pu lire sur différents postes, et surtout la lecture de dangereux conseils de manipulation de produits mortels, comme par exemple le cyanure de potassium.

Commençons donc par le commencement :

La mise à mort du papillon.

À ce sujet, beaucoup d'avis divergent et partent souvent dans tous les sens, allant de la piqure d'ammoniaque dans le thorax, en passant par la mort lente dans le congélateur voir aussi l'endormissement à l'éther acétique, pour arriver au cyanure de potassium.

Il faut toutefois préciser que si l'on destine un papillon à être placé en collection, il faut toujours le tuer avant qu'il ne s'abîme. C'est bien entendu un critère d'esthétique, mais c'est surtout un critère d'ordre scientifique qui permet une détermination plus aisée d'espèces morphologiquement fort proches. Certains diurnes sont dans ce cas,  mais aussi  beaucoup de nocturnes.

Venons en maintenant aux produits létaux*. (*produit qui entraine la mort)

1) Commençons par l'ammoniaque :

S'il est vrai que l'on peut utiliser ce produit en seringue pour "piquer" au thorax les papillons d'une certaine taille pour les tuer,  il y a toutefois des restrictions car l'injection d'ammoniaque à selon les espèces, à un effet secondaire  irréversible, il change la couleur des ailes, ou rendant la graisse des papillons plus fluide, la fait remonter jusque sur les ailes qui deviennent alors brillantes et décolorées. Plus jeune, il m'est parfois arrivé de pratiquer une injection d'ammoniaque à des lycènes pour les ramollir ; hélas, si le ramollissement fût rapide, le changement chromatique le fût aussi ; et en lieu et place d'avoir de beaux papillons bleus, j'avais des papillons "vert de gris" marbrés de lunules légèrement bleuâtres qui ne ressemblaient plus à rien du tout.                                                                                                                                                                                                  
Je me dois de préciser que ces effets secondaires apparaissent aussi sur d'autres espèces, comme par exemple les piérides, mais apparaissent aussi, tout simplement lors d'une mise à mort en bocal muni d'un tampon d'ouate trop imbibé. Je conseil donc une utilisation très parcimonieuse de ce produit. Bien entendu, lorsqu'il s'agira de tuer des Argema mittrei, des Attacus atlas, ou tout autre insecte de grande taille, ne pouvant entrer dans un bocal sans risque de s'abîmer, on privilégiera l'injection d'ammoniaque dans le thorax.

2) L'éther acétique,  ou Acétate d'éthyle :

Voilà un produit que j'utilise lorsque je dois tuer des insectes qui résistent aux effets du cyanure. Pour utiliser au mieux ce produit, il faut mettre une couche compressée d'environ 1 cm d'ouate au fond du bocal, puis on place par-dessus 1cm d'épaisseur de plâtre sec.  Ensuite, on place dessus une bande plâtrée prédécoupée à un diamètre légèrement plus grand que l'intérieur du bocal puis pulvérise de l'eau sur la surface afin de le faire "prendre" le plâtre et on tasse le tout légèrement*. Mais avant prise complète, on fait un petit trou ou deux, qui serviront au passage de l'aiguille de la seringue lorsque l'on injectera éther dans la couche d'ouate. Quand j'écris "injecter", il ne s'agit pas de noyer le bocal ; c'est à vous de voir la quantité de produit à injecter pour que cela soit efficace sans pour autant que le bocal ne soit humide. L'insecte "s'endormira", rapidement ou  non, selon sa corpulence, et selon la puissance létale de votre bocal. Ce qui est écrit ci-dessus vaut aussi pour l'utilisation du chloroforme.  Je dois toutefois signaler que ces produits rigidifient un peu trop les insectes à mon goût ; cela est souvent une cause de casse ou de déchirure.

*Pour le modèle, c'est exactement la même chose que sur la photo du bocal à cyanure, sauf que la première couche de plâtre est remplacée par de l'ouate tassée (pas compressée) ou un produit similaire.

ÉDIT :  En voyant ces bocaux sur le lien ci-joint, il me vient une idée qui je pense, devrait pouvoir "marcher".

Je pense qu'en pratiquant deux ou trois petits trous de +/- 5 mm dans le sous couvercle, puis en remplissant celui-ci d'ouate, cela pourrait servir de "réservoir" pour une injection d'éther. Cela allègera beaucoup le bocal, le seul point d'interrogation étant de pouvoir coller ce sous couvercle, et ce, avec une colle qui ne se dissoudra pas au contact de l'éther. Pour le rendre fonctionnel, il suffira alors d'injecter une petite dose d'éther avant chaque utilisation du bocal.


3) Le cyanure de potassium :

Que voilà un produit dangereux ; mais tout compte fait, beaucoup moins dangereux que certains produits dits "ménagers", qui pour la plupart, sont corrosifs au dernier degré, et qui brûlent, défigurent et font perdre la vue à plusieurs personnes chaque année, à cause d'un emploi sans précaution. C'est pareil pour l'utilisation du cyanure ; si on prend soins de faire place nette au moment de réaliser les bocaux, afin d'avoir les instruments de travail bien à vue, si quand on à terminé, on à tout bien rangé et que l'on a nettoyé convenablement le matériel et le  lieu de travail, si on prend soin de bien se laver les mains jusqu'à hauteur du coude, bref, si on suit bien les consignes de sécurité, on ne risque rien du tout. Oui, je me sers de cyanure pour tuer mes insectes, et ce, depuis l'âge de 14 ans ; depuis que mon professeur de science naturelles m'a initié à la lépidoptérologie et m'a appris à "fabriquer" ces petites chambres à gaz. Cela fait maintenant 46 ans  que je prépare mes bocaux, et souvent, j'en prépare aussi pour d'autres entomologistes de mes amis. Je trouve que c'est la façon de tuer qui évite au papillon de s'abîmer.

ATTENTION : Contrairement à ce que j'ai pu lire sur certain post du forum, on ne doit jamais utiliser le cyanure en grain ou en poudre pour en imbiber un bout d'ouate calé en dessous d'un maillage. On doit le noyer dans le plâtre afin qu'il reste prisonnier de sa gangue et ne puisse s'échapper que sous forme de gaz.


4) Comment préparer les bocaux ?                                            

Tout d'abord le matériel : Ce matériel, vous ne vous en servirez uniquement que pour la réalisation des bocaux à poison, quel que soit celui-ci, et pour rien d'autre !

Un pinceau de 30 mm de large.
Une cuillère à café usagée.
Une cuillère à soupe usagée.
Une paire de ciseaux.

Les matériaux :

Un bocal en plastique.
Ne JAMAIS utiliser de bocaux en verre ; c'est beaucoup trop fragile et dangereux.
Du plâtre de paris à prise rapide.
Du cyanure de potassium.
Un rouleau de bandes plâtrées
Un vaporisateur d'eau.

a) On prépare tous les outils et ingrédients à portée de main.

b) Dans le bocal, suivant la taille de celui-ci, on verse une, deux, voir trois cuillères à soupe de plâtre pour en faire une épaisseur de +/- 1cm.

c) Ensuite, toujours suivant la taille du bocal, on verse ½ à 1 cuillère à café de cyanure sur le plâtre au centre bocal. On tasse légèrement le cyanure avec un objet plat afin de le faire pénétrer un peu dans le plâtre. (Bien essuyer ensuite l'objet avec un papier absorbant pour le nettoyer des traces de cyanure, et jeter directement le papier à la poubelle.)

d) Après avoir tassé légèrement le cyanure, on recouvre le tout d'une nouvelle couche de plâtre de +/- 7mm d'épaisseur ; ensuite, on recouvrira le pâtre d'une double couche de bande plâtrée que l'on aura au préalable découpé au diamètre extérieur du bocal.

Exemple de bande plâtrée :




e) Ceci fait, on pulvérise l'intérieur du bocal, afin que l'eau puisse mouiller la bande plâtrée, mais aussi afin que l'eau puisse figer la première couche de plâtre et atteindre petit-à-petit le cyanure de potassium afin que celui-ci se transforme petit-à-petit en gaz. Entretemps, après avoir un peu "tapoté" la surface à l'aide du pinceau, on aura appliqué et bien collé de la même manière la bande plâtrée sur les bords intérieurs du bocal.

f) On laisse ensuite sécher pendant quelques heures, ensuite on essuie le trop d'humidité qui s'est déposée sur le bocal, puis on fait un essai avec une mouche ou une autre bestiole. Personnellement je ne sacrifie pas inutilement une vie car, je me sers de mon nez pour tester la puissance létale du bocal ; mais je ne conseillerai JAMAIS cette façon de faire car, cela peut être dangereux pour celui ou celle qui n'a pas l'habitude, et donner au minimum au renifleur de très sérieuses migraines.

g) Dernier acte : appliquer sur le bocal une étiquette avertissant du danger de mort contenu dans celui-ci ; profitez-en aussi pour inscrire sur celle-ci, la date de fabrication de vos bocaux. Cela vous permettra de connaître l'âge de vos bocaux. Selon la quantité de cyanure insérée, la durée de vie de vos bocaux sera de 2 à 3 ans. Pour ce faire, il faudra surtout éviter de les exposer au Soleil ou à une trop forte chaleur, ce qui ferait accélérer inutilement la transformation en gaz.

Quelques modèles de mes bocaux, chacun de taille différente :



Exemple de fond de bocal :



Les bocaux à couvercles rouges sont plus faciles à retrouver dans l'herbe. Voici une adresse ou vous pourrez vous en procurer :
http://www.cahurel-entomologie.com/texte_01/materiel_entomologique-flacons-bocaux.html

Bien entendu, pour ceux et celles qui ne veulent pas prendre le risque de fabriquer eux même leur "bocaux à cyanure", ils leur reste la possibilité d'en acheter dans les magasins spécialisés en articles entomologiques, dont celui-ci sur cette même page.

Ultime conseil de sécurité qui concerne surtout nos très jeunes membres encore mineurs :

NE JAMAIS MANIPULER DU CYANURE  OU DES PRODUITS DE MÊME DANGEROSITÉ SANS LA PRÉSENCE D'UN ADULTE RESPONSABLE



À suivre...


Dernière édition par Gil54 le Lun 1 Sep 2014 - 20:12, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Lun 1 Sep 2014 - 1:19

Suite :

Le papillon est mort, que faire ?

Deux solutions, soit on le place en papillote dans une boîte hermétique au congélateur afin de lui garder sa souplesse pour plus tard quand on le décongèlera pour le préparer, soit on le prépare de suite.

Modèle de papillote dont je me sers, et qui sont en réalité de pochettes que l'on trouve à +/- 4€ les 100.



http://www.cahurel-entomologie.com/texte_01/materiel_entomologique-pochettes_papillottes.html


Exemple d'un Palpares libeluloïdes et des deux Pseudotergumia fidia sortant du congélateur.






Considérons qu'on le prépare de suite, comment faire ?

Tout d'abord, nous allons choisir un étaloir qui sera suffisamment large pour recevoir l'envergure du papillon étalé, et dont la rainure sera légèrement plus large que le corps du papillon. Ensuite, on va préparer le papillon en le piquant au centre du thorax avec une épingle entomologique qui sera insérée à 90° de part et d'autre du thorax.  BON !

Mauvais !

Il existe différentes épaisseurs d'épingles, et on choisit celle qui convient le mieux à la taille du papillon. (00 et 0 pour les micro-lépidoptères, 1 pour les petites phalènes et petits lycénes, et ainsi de suite, jusqu'au 3 ou 4 pour les papillons de taille Atlas ou Argema mittrei.




Une fois le papillon épinglé, on place le thorax à 1/3 haut et à 2/3 bas sur l'épingle. (Voir dessein ci-dessus, mais pas toujours possible à faire, suivant la taille du corps des grands papillons.)
Ceci fait, on place le papillon  sur l'étaloir en gardant les mêmes mesures, 90° de part et d'autre du plan de l'étaloir.

 ("Richtig" = Bon, "Falsch" = Mauvais)



Ensuite, on place les ailes sous les languettes de papier calque que l'on aura placé au préalable sur l'étaloir, puis on "cale" l'abdomen de l'insecte en position horizontale en plaçant un petit coussin d'ouate sous celui-ci et on place deux aiguilles de part et d'autre du thorax pour empêcher celui-ci de tourner lorsqu'on fera glisser les ailes en bonne position.
Observez bien les croquis ci-joints.



Les quatre planches dessinées ci-dessus, ont été copiées du célèbre livre du docteur Manfred Koch : "  Wir bestimmen Schmetterlinge "



Premier outil, l'aiguille à étaler. Je me suis construit 3 mandrins avec chaque fois une aiguille d'épaisseur différente car, selon la puissance des ailes du papillon, celle-ci se doit d'être plus rigide ou plus souple.

Voici les deux modèles que j'utilise le plus, le troisième étant simplement une "minutie" collée sur un autre épingle, elle même montée sur un petit mandrin de bois. J'utilise cette dernière uniquement pour les Eupithécias et autres petits papillons de même taille, ainsi que pour les micros.







Une fois les ailes en place, (un côté à la fois) on tend le papier calque et on pique une série d'épingles à tête de verre tout autour des ailes étalées. Pourquoi des épingles à "tête de verre" ? Simplement par précaution et facilité ; il est plus facile de pousser sur une "tête" de 3 ou 4 mm de diamètre que sur une de moins d'un millimètre ; et surtout, les "têtes de verre" ne nous rentrent pas dans le doigt quand on pousse trop fort dessus.





Une fois le papillon étalé, on place à sa hauteur sur le côté, une petite étiquette avec son le lieu et la date de capture, ainsi que l'altitude si c'est en montagne. Au moment du "désétalage", on placera cette étiquette sous le papillon, et elle sera précédée par une autre étiquette indiquant le nom de l'espèce ainsi que le nom (abréviation) du savant qui l'a nommé.

Exemple d'étiquettes :  

Si le papillon est issu d'un élevage à partir des œufs, on indiquera la provenance des œufs et la date présumée de ponte, et l'étiquette sera rédigée de cette façon :  

Si le papillon est issu d'un élevage à partir de chenilles, on changera la mention "ovo" par la mention "Ex larva".
Vous remarquerez que j'utilise des étiquettes blanches pour les papillons capturés, et de étiquettes jaunes pour les papillons élevés, Qu'ils soient d'ab ovo ou d'ex larva.

Voici un exemple de papillon bien étiqueté.



CLASSEMENT :
Lorsque le papillon est étiqueté, on le place dans un cadre entomologique classé par famille, genre et espèce.

Exemples :







À suivre...


Dernière édition par Gil54 le Lun 1 Sep 2014 - 23:13, édité 1 fois
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pierrepaul
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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Lun 1 Sep 2014 - 10:51

Ce post mérite d'être en post-it :pouceup: . merci pour ces conseils.

j'utilise l'ether puis le passage au congelateur pour la plupart des insectes que je garde en cadre.
Il ne faut jamais mettre de l'ether dans des bocaux en plastique, ils finissent par fondre.
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Gil54
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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Lun 1 Sep 2014 - 12:23

@pierrepaul a écrit:
Ce post mérite d'être en post-it :pouceup: . merci pour ces conseils.

j'utilise l'ether puis le passage au congelateur pour la plupart des insectes que je garde en cadre.
Il ne faut jamais mettre de l'ether dans des bocaux en plastique, ils finissent par fondre.

Regardes le lien sur les bocaux ; j'utilise ceux avec le couvercle rouge, et je n'ai jamais eu de problème. Ils sont prévus pour résister ; sinon, comment résisteraient les bidons en plastique dans lesquels sont conditionnés tous ces produits.
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Lucile
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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Lun 1 Sep 2014 - 13:28

Bonjour,

Déjà (et encore), très joli travail !

Pour l'éther, il est conditionné dans des bouteilles métalliques voire en verre teinté pour les plus grands volumes. Il doit rester à l'abris de la lumière et loin de toute source de chaleur. Pas de plastique pour conditionner ce produit et même à la fac, je n'ai jamais vu ça.

Je précise quand même que l'acétate d'éthyle dont parle Gilbert et l'éther "classique" que l'on trouve en pharmacie ne sont pas les mêmes produits. Néanmoins, les précautions à prendre sont les mêmes.

Lucile
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Gil54
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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Lun 1 Sep 2014 - 16:55

Désolé de te contredire un peu Lucile :bigrire:  Mais voici dans quoi sont conditionnés les produits du genre.

Je possède ce bidon de 5 L depuis près de 8 ans, et il n'y a aucun problème de conservation.

Bien entendu, il faut le garder au frais et ne surtout pas le laisser exposé à la chaleur.

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pierrepaul
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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Lun 1 Sep 2014 - 19:34

Gilbert à raison, autant pour moi je me suis mal éxprimé et je vous ai mené sur une fausse piste, :shy:
il y a plusieurs qualités de plastique:
le bidon est surement fait en Polytétrafluoroéthylène (le teflon) qui est résistants aux solvants (la bouteille est en verre mais le goulot de mon flacon est en plastique)

regardez le lien de l'academie de Marseille:

http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&frm=1&source=web&cd=1&cad=rja&uact=8&ved=0CCEQFjAA&url=http%3A%2F%2Fwww.spc.ac-aix-marseille.fr%2Flabospc%2Fspip.php%3Farticle67&ei=FqsEVJLED8as0QWSzIDgCQ&usg=AFQjCNHQWf1WIwZnSgntPfkYzaGmm_LHAg
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djibb
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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Lun 1 Sep 2014 - 19:35

Les précautions à prendre ne sont pas les mêmes car les "éthers" et les "esther" ne sont pas du tout de la même famille chimique.
L'acétate d'éthyle est un esther, alors que "l'éther" est un éther parmi d'autres. Son petit nom est diéthyloxyde ou et2O, éther diéthylique ou éthoxyéthane... bref... bonjour la nomenclature.

Les précautions sont beaucoup plus drastiques dans le cadres des ethers, car ces derniers, par action de la lumière ou de l'oxygène de l'air peuvent créer des espèces appelées peroxydes, (comme dans l'eau oxygénée) et ces espèces sont précurseurs d'explosifs. (on utilise des péroxydes dans les moteurs de fusée par exemple)

Conclusion : l'éther à l'abri de la lumière et de l'air. L'acétate d'éthyle... on s'en fout un peu. (les esthers sont peu réactifs)

MAIS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Bien sûr :
1) on ne respire ni l'un ni l'autre
2) on met très loin de flammes Smile (car ça prend très très bien feu)
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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Lun 1 Sep 2014 - 19:37

Pour répondre à Pierrepaul, le bidon est en PE (polyéthylène) tout con. Le PE résiste très bien aux solvants. (sauf cas TRES particulier)

NB : le téflon n'est pas transparent et est ___très__ cher.

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Lucile
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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Lun 1 Sep 2014 - 20:36

Tu ne me contredis pas du tout. L'éther n'est pas conditionné dans du plastique. L'acétate d'éthyle supporte certains plastiques mais pas tous : il convient, à la maison, de ne pas le reconditionner dans d'autres flacons plastique. À l'abris de la chaleur et de la lumière dans tout les cas (volatil et imflammable).
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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Lun 1 Sep 2014 - 22:37

@Lucile a écrit:
Tu ne me contredis pas du tout. L'éther n'est pas conditionné dans du plastique. L'acétate d'éthyle supporte certains plastiques mais pas tous : il convient, à la maison, de ne pas le reconditionner dans d'autres flacons plastique. À l'abris de la chaleur et de la lumière dans tout les cas (volatil et imflammable).

Tu as tout à fait raison ; c'est moi qui depuis toujours parle "d'éther acétique" alors qu'en réalité, c'est bien entendu de "l'acétates d'éthyle".
Cela me vient De ma première secondaire (5ème en France) où mon professeur de science naturelle nous avait fourni un produit pour endormir des insectes lors d'un cours. Il nous avait dit "N'ayez crainte, ceci n'est pas de l'éther sulfurique ; c'est de l'éther acétique et cela sens meilleur." Cela m'est resté depuis, cela fait maintenant 46 ans.
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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Mar 2 Sep 2014 - 1:16

Suite :

Quels étaloirs utiliser, et comment les fabriquer.

Voici le modèle d'étaloir que j'utilise ; il est léger et facile à utiliser.




Matériaux utilisés :



De haut en bas et de gauche à droite :

Scalpel, colle à bois, lattes de 20mm, petits clous, marteau.

Cutter, lattes en balsa, fonds en plaqué ou en carton dur épais, chutes de plastazote.

Une latte en sapin  de 10 mm d'épaisseur sur 20 mm de largeur. (l'épaisseur de deux feuilles de plastazote l'une sur l'autre)
Elles sont vendues en plusieurs longueurs et vous le couperez à la largeur dont vous destinez vos étaloirs.
Il vous faudra trois largeurs de lattes par étaloir. (Ici, j'avais des déchets de châtaigniers, et je les ai découpé à l'épaisseur utile)

Des planches de Balsa, vendues au mètre sur 10 cm de large et en différentes épaisseurs.



On utilisera des planches de 8 mm d'épaisseur pour les papillons qui ont un corps moins épais, et pour ceux, comme les Attacidaes ou les saturnidaes on utilisera des planches plus épaisses que leur corps, c'est-à-dire au moins des 12 ou 15mm.

Bord de fuite en balsa :




Du plaqué ou quelque chose de semblable pour le fond.

Déchet de plastazote pour que l'on collera sur le fond, et dans le quel viendront se planter les épingles entomologique.


De la colle à bois.

Du papier calque. (Vendu en rouleau, ou en bloc. il faut au moins du 90g au m² ; le bloc A³ 50feuilles es vendu +/- 10 € : http://www.rougier-ple.fr/bloc-de-calque-crea-a3-50-feuilles.r.html )



À suivre...
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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Mar 2 Sep 2014 - 1:25

Suite :

Réalisation de l'étaloir :

Je vous conseille de faire des étaloirs de 33, 3 cm de long car la planche faisant 1 mètre de long, cela vous évitera d'avoir des chutes. Cette longueur permet d'étaler +/- une dizaine de papillons de moyenne taille.

Monter l'ossature en collant les lattes de balsa (préalablement découpées à la largeur voulue) sur les largeurs en sapin. Un petit clou de fixation n'est pas à dédaigner.





Ensuite, on colle le plastazote sur les lattes de balsa, sur l'épaisseur de la latte de sapin, afin qu'une fois le fond en plaqué (ou autre matériau) placé, on puisse appuyer assez fort sur les lattes de balsa sans que celles-ci ne se brisent.

Première couche :



Deuxième couche :



Ensuite on "encolle l'ensemble pour fixer le fond.







Une fois tout cela réalisé, il nous reste à coller les fuites de blasa sur les lattes.
Ces fuites vont donc donner une pente en "V" ouvert qui permettront de maintenir les ailes du papillon un peu plus haut que l'horizontal une fois celui-ci désétalé. Malgré un temps de séchage suffisant, beaucoup de papillons ont tendance à avoir les ailes qui s'abaissent légèrement quelques temps après avoir quitté l'étaloir.

Pentes en "V"



Je n'avais plus de "fuites de balsa", mais voici un exemplaire  terminé :




Ensuite, on découpe le papier calque et on le pose sur l'étaloir en laissant un espace de 2 mm de libre au bord intérieur.



Quand ceci est fait, on étale le papillon comme vu au début.

À suivre...
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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Mar 2 Sep 2014 - 2:06

Suite :

J'ai construit une "armoire à étaloir" capitonnée de plaques de frigolite (polystyrène expansé) et munie sur le dessous d'une lampe à filament de 40 watt. (je branche l'ampoule uniquement lorsque j'ai beaucoup de gros papillons à faire sécher, et uniquement lorsque je suis présent; jamais quand je suis absent.)



Au bout de quinze jours ou de trois semaines, le papillon est sec et on peut le "désétaler".

Ci-dessous Rothschildia aurota.



Après l'avoir étiqueté, on peut alors le placer
en collection.


Les papillons sont placés dans des cadres dits "entomologiques" que construit les miens moi même après avoir fait débiter mes profils en ayoust. Pour raisons de pratique et d'économie, j'ai deux tailles de cadres ; la première mesure est 49 x 39 cm, et le seconde plus petite, est de 29 x 39 cm. Les mesures de vitres de cadre, des fonds en plaqué et des plaques de plastazote sont des multiples de la taille des cadres, et je n'ai ainsi quasiment rien de perdu en chute, si ce n'est que très peu en plastazote. Mais comme j'utilise ces chutes pour réaliser mes étaloirs, je ne perds  pratiquement rien.



La conservation des papillons et autres insectes dans les "boîtes de collection"

Là, nous touchons à la hantise de tous les musées et des collections privées : La destruction des collections par des parasites tels les anthrènes. (Anthrenus museorum)

Il n'y a pas 36 solutions pour régler ce problème ; beaucoup de produits sont vendus dans les boutiques spécialisées, mais ces produits sont souvent très dangereux pour la santé.

Personnellement j'utilise deux produits.

1) Celui que je préconise : Les plaquettes  anti mites  telles celles ci-dessous.





Les petites boîtes s'ouvrent aisément, et il est facile de découper des morceaux de plaquettes qui font +/- 3 x 2 cm.



On inscrit la date au crayon sur le rectangle imbibé, et ensuite on le place rapidement en collection.

Si on n'ouvre pas trop souvent la boîte, l'efficacité de ce morceau de plaquette peut avoir une durée de deux ans





Si vous ne trouvez pas le premier produit, en voici un second qui est autant efficace :





On découpe une bande de 3 cm de large sur toute la hauteur de la feuille.  



On plie cette bande plusieurs fois de façon à obtenir un rectangle de +/- 2 x 3 cm, et on écrit la date au crayon puis on place dans la boîte de collection.





Voilà, ceci termine ce long tuto qui j'espère, apportera des réponses à beaucoup de questions. Si toutefois vous avez des doutes sur une façon de faire, ou sur certaines choses, n'hésitez pas à me contacter.

Avant de clôturer ce tuto, j'ouvre ici une parenthèse, et je profite de cette "tribune" pour "tordre  le cou" à certains arguments et argumenteurs qui sont contre les séries d'une même espèce dans nos cadres entomologiques en disant ou pensant qu'elles n'ont  pas lieu d'être.

Ces séries, —de trois à dix couples de la même espèce. — sont nécessaires pour faire voir les variations parfois très fortes entre différents exemplaires d'une même espèce ; et lorsqu'on est amené à subodorer la présence d'une "nova spécies" elles permettent justement la comparaison de plusieurs individus d'une supposée même espèce.

Et croyez m'en, lorsque après avoir comparé l'ensemble, et ce aussi dans les collections d'autres lépidoptéristes, un critère particulier se discerne ; une étude plus approfondie est alors effectuée sur plusieurs dizaines de couples ; et un élevage est alors conduit, afin de comparer les œufs, puis les chenilles. (En espérant donner les bonnes plantes nourricières)

Ensuite, on peut éventuellement pratiquer l'extraction des armures génitales mâles au microscope pour confirmation. Plusieurs espèces ont ainsi pu être dédoublées, je prendrai comme exemple Lysandra corridon et Lysandra hispana, et il y a un peu plus de vingt ans,  Noctua janthe et Noctua janthina. Mais il y en a beaucoup d'autres.

***. Je précise bien entendu que je parle d'espèces de papillons paléarctiques en général  et non pas d'espèces exotiques.

Je pense que cette mise au point était nécessaire, et j'espère qu'elle fera voir sous un autre jour, les lépidoptéristes qui comme moi, ont, pour la plupart des espèces, des séries de plusieurs exemplaires  en collection.
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Lucile
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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Mar 14 Oct 2014 - 7:28

Bonjour,

Je vous ajoute un lien qui vient en complément de ce qu'à déjà dit Gil54. Il présente l'étalage d'un magnifique Morpho godartii tingomariensis. Un bon exemple tout en image de travail bien fait :

L'étalage du papillon : Le Morpho

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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Mar 14 Oct 2014 - 13:11

@Lucile a écrit:
Bonjour,

Je vous ajoute un lien qui vient en complément de ce qu'à déjà dit Gil54. Il présente l'étalage d'un magnifique Morpho godartii tingomariensis. Un bon exemple tout en image de travail bien fait :

L'étalage du papillon : Le Morpho

Lucile

C'est un très mauvais exemple Lucile ; étaler un papillon à la pince est une hérésie et ne marche en plus que pour les très grandes tailles. Je connais cette façon de procéder, et elle est à rejeter. la seule façon valable est de remonter les ailes en piquant avec une fine pointe dans les nervures ; de cette façon, j'étale tant les atlas de 25 cm d'envergure, que les Eupithecia de 8mm, et même certains micros plus petits encore. De plus, en plaçant une bande calque tout le long, cela évite la première manipulation des "petites bandes" ; comme je l'ai dit, on tient la bande entre ses doigts et on remonte les ailes ; à chaque aile remontée, on glisse avec les doigts vers le bas et on tend la bande avant de placer les épingles. Cela est beaucoup moins risqué que l'autre version, vu qu'ici, les ailes sont de suite couvertes avec la bande et ne risquent pas d'être abîmés lors des manipulations suivantes.
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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Mar 14 Oct 2014 - 13:44

Il existe différentes manière d'étaler. Certains se sentiront plus à l'aise avec une pince qu'avec les doigts. Tu as appris d'une manière qui est très bonne et certains pratiquent autrement, ce qui n'en fait en rien une 'très mauvaise' méthode. Le resultat est d'ailleurs tres bon. Michel BELLOIN, qui relise l'étalage de ce morpho, fait d'ailleurs de très belles choses. Et pour ceux qui voudraient voir la qualité de son travail, vous pourrez même le voir à la fin du mois sur Paris : Papillons-Creation

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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Mar 14 Oct 2014 - 14:14

@Lucile a écrit:
Il existe différentes manière d'étaler. Certains se sentiront plus à l'aise avec une pince qu'avec les doigts. Tu as appris d'une manière qui est très bonne et certains pratiquent autrement, ce qui n'en fait en rien une 'très mauvaise' méthode. Le resultat est d'ailleurs tres bon. Michel BELLOIN, qui relise l'étalage de ce morpho, fait d'ailleurs de très belles choses. Et pour ceux qui voudraient voir la qualité de son travail, vous pourrez même le voir à la fin du mois sur Paris : Papillons-Creation

Lucile


Qu'il essaye seulement d'étaler un micro ou un eupithecia à la pince ; on verra.

Je connais cette technique depuis plus de quarante ans ; j'ai vu des collections de papillons nés d'élevage, étalés "à la pince", et quand tu prenais la loupe, et souvent même sans loupe, on apercevait les "coups" de pince sur les papillons. D'ailleurs, à chaque utilisateurs de cette façon de faire, je leur montrais leur pince à la loupe après étalage, il y avait toujours des écailles sur la pince.

Je le répète, par expérience cette méthode est beaucoup trop risquée ; surtout pour les débutants. Quand on sait préparer un papillon "à l'aiguille", on peut sans problème préparer les autres insectes comme les coléoptères, les mantes  ou encore les criquets et autres sauterelles. À la pince, bonjour les dégâts.
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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Mar 28 Juil 2015 - 16:11

Bonjour ^^

Je me permets d'apporter mon humble avis en ce qui concerne les technique d'étalage.
Pour ma part en matière d'étalage Lepido je ne suis pas un pro (je me débrouille largement mieux en coléoptères ou autre...) mais lorsque je m'y frotte je prends les mêmes outils que Gil54... Je trouve effectivement que le mandrin avec une aiguille au bout est plus simple a manier (meme si j'ai troué des ailes ou gratté des écailles a mes débuts! :pleure: )
Par contre j'ai un ami qui étale depuis des années et qui apparemment est une pointure en matière d'entomologie qui n'étale les papillons QUE A LA PINCE! Et il a des très très beaux résultats!
Je pense simplement qu'on doit faire son choix de technique en fonction de celle ou l'on est le plus a l'aise...
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Gil54
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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    Mar 28 Juil 2015 - 16:51

Tout à fait d'accord avec toi, mais uniquement sur des papillons de grande taille.

Je voudrais voir un petit micro étalé à la pince.
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MessageSujet: Re: Naturalisation des papillons : Modus operandi et matériel    

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